2015
Client
Le Ciron
Description
L’Or des Sables – À la découverte du Ciron.
En 2015, le Syndicat de rivière du Ciron nous confie la réalisation d’un film destiné à faire découvrir l’un des trésors naturels les plus remarquables de Nouvelle-Aquitaine. Pourtant, malgré sa richesse écologique, la rivière du Ciron reste encore largement méconnue du grand public. Beaucoup d’habitants de la région ignorent son existence, son histoire ou encore le rôle essentiel qu’elle joue dans l’équilibre environnemental du territoire.
À travers ce projet, l’ambition était simple : inviter le spectateur à porter un nouveau regard sur cette rivière exceptionnelle et sur les paysages qu’elle façonne depuis des siècles.
Une rivière unique en Nouvelle-Aquitaine.
Prenant sa source dans les Landes avant de rejoindre la Garonne au niveau de Barsac, le Ciron traverse une mosaïque de paysages particulièrement variés. Forêts, zones humides, vallées encaissées, falaises de sable, cours d’eau sinueux et végétation luxuriante composent un environnement d’une richesse rare.
Cette diversité a permis le développement d’une biodiversité exceptionnelle. La fraîcheur naturelle du Ciron, alimentée par ses sources et protégée par la forêt qui l’entoure, crée un microclimat unique favorisant la présence d’espèces parfois rares ou remarquables.
Cette singularité écologique fait aujourd’hui du Ciron l’un des cours d’eau les plus précieux du Sud-Gironde.
Mais lorsqu’a débuté ce projet, peu de personnes connaissaient réellement cette richesse.
Le film avait donc pour vocation de révéler ce patrimoine naturel et de donner envie de le découvrir.
Choisir un point de vue différent.
Dès les premières réflexions, nous savions que nous ne voulions pas réaliser un documentaire environnemental classique.
L’idée n’était pas de multiplier les données techniques ou les explications scientifiques. Nous souhaitions avant tout faire ressentir le territoire.
Pour cela, nous avons imaginé une narration originale portée par un martin-pêcheur.
À travers sa voix, le spectateur est invité à parcourir la vallée du Ciron comme s’il survolait lui-même la rivière. Ce choix permet d’apporter une dimension poétique au récit tout en créant un lien direct avec la nature et la faune qui peuplent ces paysages.
Le martin-pêcheur devient alors un guide silencieux qui accompagne le voyage et dévoile progressivement les différents visages du territoire.
Une immersion au fil de l’eau.
L’une des grandes particularités du film réside dans son approche visuelle.
Afin de retranscrire la sensation de liberté ressentie par un oiseau suivant le cours de la rivière, nous avons fait le choix de recourir à des prises de vues aériennes particulièrement immersives.
Aujourd’hui, ce type d’images est devenu courant. Mais en 2015, l’utilisation du drone pour raconter un territoire restait encore relativement nouvelle.
Les technologies disponibles étaient bien plus limitées qu’aujourd’hui et les possibilités offertes par ces outils restaient largement à explorer.
Ce projet nous a permis d’expérimenter une approche innovante consistant à utiliser le drone comme un véritable outil narratif.
Les séquences aériennes suivent le tracé du Ciron, traversent les forêts, longent les falaises de sable et survolent les méandres de la rivière avec fluidité.
L’objectif n’était pas simplement de produire de belles images, mais de permettre au spectateur de ressentir physiquement le voyage.
Raconter un territoire à travers l’émotion.
Très rapidement, le projet a pris une direction plus sensible que documentaire.
Le texte écrit et interprété par Fred Nony occupe une place centrale dans cette démarche.
Plutôt qu’un commentaire descriptif, il adopte la forme d’un récit à la première personne. Le ton se rapproche parfois du manifeste, parfois du conte, tout en conservant un lien fort avec la réalité du territoire.
Cette écriture permet d’aborder des sujets essentiels comme la préservation de l’environnement, la richesse de la biodiversité ou encore le rapport entre l’homme et la nature sans jamais tomber dans un discours didactique.
L’émotion devient alors un vecteur de sensibilisation.
Le spectateur découvre le Ciron non pas comme un simple espace naturel, mais comme un patrimoine vivant qu’il devient important de protéger.
Des paysages qui racontent une histoire
Tout au long du tournage, nous avons cherché à mettre en valeur la diversité des ambiances rencontrées le long de la rivière.
Certaines portions du Ciron évoquent presque des paysages montagnards, avec leurs eaux fraîches et leurs vallées encaissées. D’autres rappellent davantage les grandes forêts landaises ou les zones humides caractéristiques du Sud-Ouest.
Cette variété constitue l’une des grandes richesses du territoire.
Le film alterne ainsi vues aériennes, séquences au ras de l’eau et détails de la végétation afin de révéler les multiples facettes du Ciron.
Chaque paysage apporte sa propre atmosphère et participe à construire le récit du voyage.
Un film qui a marqué une étape importante
Avec le recul, L’Or des Sables représente une étape importante dans notre parcours.
Ce projet nous a permis d’explorer de nouvelles formes de narration visuelle et de développer une approche où les images aériennes ne servent pas uniquement à montrer un paysage, mais à raconter une histoire.
Il marque également le début d’une relation durable avec les acteurs de l’environnement et les syndicats de rivière, pour lesquels nous avons depuis réalisé de nombreux films documentaires, vidéos de sensibilisation et projets consacrés à la biodiversité, aux milieux aquatiques et à la restauration écologique.
Cette expérience a largement contribué à façonner notre manière d’aborder les sujets liés à la nature et aux territoires.
Une invitation à regarder autrement.
Plus de dix ans après sa réalisation, le message du film reste particulièrement actuel.
Face aux enjeux liés à la préservation de l’eau, à la biodiversité et aux changements climatiques, mieux connaître les territoires qui nous entourent est devenu essentiel.
À travers L’Or des Sables, nous avons cherché à raconter le Ciron autrement : non pas comme une simple rivière, mais comme un monde vivant, façonné par l’eau, les paysages et les espèces qui l’habitent.
Une invitation à ralentir, à observer et à redécouvrir l’un des plus beaux patrimoines naturels de Nouvelle-Aquitaine.


